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samedi 1 mars 2014

[Retro-gaming] StarFox

Après Virtua Racing, je me suis mis à rejouer à StarFox. Décidément, j'adore les débuts de la 3D... quand c'était bien fait. Mais la valeur de ce jeu de Nintendo ne tient pas uniquement dans ses polygones.

Une marionnette sur une jaquette, j'adore!
Produit en 1993 par le génial Shigeru Miyamoto, StarFox est un jeu de tir en 3D, dit "rail shooter" car la progression vers l'avant est forcée. Dix ans auparavant, la première trilogie Star Wars était déjà diffusée au cinéma. J'en parle parce que j'imagine que les batailles de vaisseaux spatiaux dans la série culte de Georges Lucas ont forcément inspiré tous les développeurs durant la décennie qui a suivi. 

Renommé StarWing en Europe, pour raison de conflit avec un autre jeu sur Atari (sorti en 1983 d'ailleurs).
Comme souvent, le game designer phare de Nintendo réussit à créer un univers particulièrement original, composé d'animaux qui parlent. Les gentils chiens de la planète Corneria affrontent le méchant singe Andross. Si nous employons chez nous l'expression "se battre comme chiens et chats", en revanche au Japon ils disent plutôt "se battre comme chiens et singes" (merci Wikipedia...).

La divinité japonaise Inari, sous la forme d'un renard.
Le personnage principal, Fox McCloud, serait inspiré du renard Inari, visible depuis un temple situé à une quinzaine de minutes des studios Nintendo. Mais arrêtons là l'historique pour nous plonger dans le jeu. Comme Virtua Racing sur Megadrive, StarFox propose un moteur 3D grâce à une puce, directement intégrée à la Super Nintendo et nommée Super FX (tous les trucs cools s'appelaient FX en ce temps là...). 

Franchement, Nintendo aurait dû consacrer son énergie à développer un clône de Virtua Racing...
Ce que j'adore avant tout dans StarFox, c'est son univers et son gameplay. La musique contribue fortement à l'immersion dans cette aventure galactique. Aussi, par rapport à sa suite sur Nintendo 64 qui laisse une liberté totale au vaisseau, je préfère le principe du "rail shooter" car je trouve que ça imprime le bon rythme au jeu.


Tous les boutons de la manette Super Nintendo servent. Tir normal, bombes, boosters, freins... L et R permettent de faire pencher l'Arwing (nom du vaisseau prototype) et de réaliser quelques pirouettes à la Top Gun. Il est même possible de pousser le délire en inversant les directions Haut et Bas (pour gagner en altitude en avion, il faut pousser la direction... vers le bas) mais je n'ai jamais réussi à m'y faire.


La vidéo ci-dessus n'est pas extraite du jeu évidemment. C'est un montage réalisé avec talent par un fan dans lequel on peut entendre les voix des protagonistes (qui ont commencé à parler en anglais à partir de la Nintendo 64). Personnellement, je préfère les dialogues incompréhensibles de la version Super Nintendo, parce que je trouve que cela rajoute un certain charme. Je me dis que dans une galaxie lointaine peuplée d'animaux anthropomorphiques, tout le monde n'a pas passé son TOEIC... même si ça peut être marrant d'entendre un caméléon doublé par un sorcier d'Harry Potter.


dimanche 9 février 2014

[Retro-Gaming] Plaisir virtuel

Ce week-end, j'ai tenté d'installer un émulateur Sega Model 2, mais la seule ROM que j'ai réussi à faire fonctionner, c'est celle de Virtua Racing, tournant sur Model 1 d'ailleurs. Retour sur le premier jeu de voitures en 3D.

Ce ciel bleu, cette carrosserie rouge et blanche...
Sorti en arcade en 1992, le jeu a connu de superbes adaptations sur Megadrive et 32X, mais aussi sur Saturn et PlayStation 2. Si ce dernier portage est particulièrement proche de l'original, c'est Virtua Racing Deluxe sur 32X qui tient une place particulière dans mon cœur. Aucun temps de chargement, 3 voitures, 5 circuits et une difficulté très motivante.

Grosse cartouche
Mais revenons à la première adaptation sur MegaDrive. Comment Sega a-t-il réussi à offrir un jeu 3D à sa console 16-bits alors qu'elle ne disposait pas de mode-7 comme la Super Nintendo? Tout simplement en rajoutant une puce "Virtua Processor" dans la cartouche pour calculer tous ces polygones. Je n'ai jamais joué à cette version, mais à la vue des vidéos du jeu sur YouTube, je confirme que le résultat est très impressionnant pour l'année 1994, avant que la Saturn et la PlayStation ne débarquent.

Highland et Sand Park s'ajoutent aux 3 circuits originaux.
La version Deluxe sur 32X procure un plaisir immédiat. Du fun à l'état pur. On n'a malheureusement toujours pas les couleurs éclatantes du jeu arcade et les musiques font encore très 16-bits mais Sega a fait du très bon boulot sur ce portage. 


Logiquement, ils auraient dû continuer sur cette très belle lancée sur la Saturn, mais alors que Daytona USA et Sega Rally roulaient déjà sur la console 32-bits, Sega décida de sous-traiter l'adaptation de Virtua Racing à Time Warner Interactive. Plus de circuits, plus de voitures mais un résultat au final très soporifique. Je n'y retrouve pas la nervosité du jeu d'arcade.

Haha! Voilà à quoi ça pourrait ressembler aujourd'hui.
Je ne connaissais pas du tout la version PlayStation 2 et à la vue des vidéos, j'ai un peu l'impression qu'il s'agit d'une adaptation sans trop d'efforts (4 nouvelles voitures et 3 nouveaux circuits). Il y a même encore un peu de clipping au niveau du décor, et le bruit des dérapages est assez insupportable.. L'exploitation de la fibre nostalgique jusqu'à la dernière goutte.


Le mieux reste d'y rejouer en salle d'arcade, en particulier dans le cockpit Virtua Formula. Immersion garantie, vibrations au volant et vérins hydrauliques. Les 3 circuits sont vraiment très bien tracés et le style graphique est aujourd'hui vintage. Étrangement, le son du moteur ressemble à celui d'une voiture électrique. 


La réalité rattrape aujourd'hui la fiction. En début de cette année 2014, au salon CES à Las Vegas, on pouvait apercevoir la Formula E.



dimanche 2 février 2014

[Retro-Gaming] Flashback sur Mega CD

Avec le petit bug de prod' de jeudi dernier, j'avais sérieusement besoin de me détendre ce week-end, alors j'ai téléchargé un petit émulateur et dépoussiéré un bon vieux jeu d'action/aventure: Flashback.

Qu'est-ce qu'elle était cool cette jaquette!
Sorti sur Amiga en 1992 (mais pensé à la base pour la MegaDrive), j'y avais goûté sur le PC 486 d'un bon pote. Aujourd'hui, je le redécouvre avec bonheur sur Mega CD. Cette version, apparemment la plus avancée, bénéficie de meilleures cinématiques et dispose de voix et musiques de qualité CD. 


C'est l'histoire de Conrad qui se réveille dans la jungle, complètement amnésique. En retrouvant son ami Ian à New Washington, il se fait carrément réinjecter sa mémoire via un faisceau laser, d'où le titre du jeu. 

Ceci est une cinématique d'origine. Sur Mega CD, elles sont toute refaites
Le scénario se déroule en 2142 et s'inspirerait du film Total Recall, sorti deux plus tôt, et plus généralement des romans de science fiction célèbres comme Running Man. 

Si vous aimez Hunger Games... Pour rejoindre la Terre, Conrad doit participer à un jeu télévisé mortel
Au niveau du gameplay, le jeu ressemble beaucoup à Prince of Persia. Conrad évolue sur des plateformes et actionne des mécanismes. Tout est assez scripté et offre peu de liberté de mouvement. Mais la mise en scène, similaire à ce qu'on pouvait voir dans le jeu Another World à l'époque, plonge efficacement le joueur dans une ambiance cinématographique, ce qui était assez exceptionnel à l'époque.

Marrant, pour avoir un permis de travail, vous devrez passer par tous les guichets :D
Je trouve que le jeu n'a absolument pas vieilli. La vision futuriste est encore très cohérente 20 ans après, les musiques sonnent vintage années 90 et l'animation de Conrad est toujours aussi fluide (vive le rotoscoping!). 

Magnifique refonte graphique sur les consoles actuelles
La société française Delphine Software International a disparu en 2004. Paul Cuisset, son co-fondateur, a créé un an plus tard le studio Vector Cell qui a sorti l'année dernière Flashback HD sur XBox360, PlayStation 3 et PC... avant de fermer ses portes en décembre.


dimanche 19 janvier 2014

[Retro-Gaming] Metal Slug - Super Vehicule 001

Hier soir, je me suis refait une petite partie de Metal Slug. Ce que j'aime bien avec les jeux d'arcade, c'est qu'on y prend 10-30 minutes de fun intense et ensuite on passe à autre chose.

Celui là, je ne l'ai pas sur Saturn
Sorti sur Saturn en 1997, uniquement au Japon, accompagné d'une cartouche boostant la console d'1 Mo de RAM supplémentaire, Metal Slug - Super Vehicule 001 est une adapation du run&gun issue de la borne d'arcade Neo Geo MVS. 

Une NEO GEO décorée à l'image du jeu
Le premier jeu de genre auquel j'ai touché s'appelait Contra sur NES. Un super soldat qui part tout seul à l'assaut d'une armée ennemie, sur fond d'une musique bien entraînante, voilà la formule du run&gun classique. Metal Slug SV 001 fait parti des meilleurs du genre.

Graphisme à l'ancienne, dessiné à la main
On incarne Marco Rossi, un mercenaire qui part combattre l'armée rebelle du général Donald Morden qui rêve de... devenir maître du monde évidemment. C'est marrant, il ressemble un peu à Sadam Hussein. Armé d'un simple revolver au départ, Marco délivrera des otages qui lui donneront accès à des armes plus puissantes (ma préférée étant le shot-gun) et autres grenades.

Ce n'est pas des drapeaux nazis, mais presque
Au fil des 6 missions (c'est court mais intense), on trucide du soldat rebelle, explose des chars, torpille des avions... mais l'ambiance reste bon enfant (il n'y a pas trop de sang) et l'humour est omni-présent. Le challenge reste de finir le jeu en utilisant le moins de "Continue" et en sauvant un maximum d'otages.

Un bon défouloir qui vous détendra une petite demi-heure.




dimanche 12 janvier 2014

[Retro-Gaming] Street Fighter Zero 3

Ou Street Fighter Alpha 3 en Europe. C'est probablement le jeu auquel je rejoue le plus souvent sur Saturn. Quinze ans à envoyer des boules...

J'ai payé l'original au prix fort!
J'ai toujours été fan de Street Fighter, depuis la découverte du 2e épisode sur MegaDrive. La Saturn était la console rêvée pour les jeux de combats en 2D, avec sa manette à 8 boutons et sa capacité à étendre sa RAM via son port cartouche. Cela explique pourquoi la version Saturn de Street Fighter Zero 3 était supérieure à celle sur PlayStation (même s'il faut jouer aux deux versions pour s'en rendre compte). Cela fait un peu rigoler aujourd'hui, mais à l'époque, il fallait un supplément de 4Mo à la console pour faire tourner parfaitement le jeu comme son original Arcade.

C'est comme si SEGA l'avait prévu dès le départ...
La série Street Fighter Zero se déroule non pas chronologiquement avant le premier Street Fighter, mais entre le premier et le mythique Street Fighter 2. On y découvre Ryu et Ken redessinés en style manga, plus jeunes et vaillants. Les deux personnages principaux se différencient un peu plus en termes de style de combat.

Ken aux cheveux longs.
Mais le personnage sur lequel je vais un peu m'attarder ici s'appelle Dan Hibiki. Introduit comme personnage "bonus" dans le premier Street Fighter Zero, Dan est intéressant dans la mesure où il fut créé comme une parodie de deux autres personnages d'un jeu de combat concurrent, développé par SNK et nommé Art Of Fighting.

Ça me rend nostalgique ces vieilles jacquettes
Dan ressemble un peu à un mélange de Ryo Sakazaki et Robert Garcia, les 2 héros d'Art of Fighting. Comme Robert, il a les cheveux attachés et il emprunte à Ryo sa façon d'envoyer des boules d'énergie avec une seule main. Globalement, c'est un personnage très faible de la série Street Fighter.

L'art de la provoque
Aussi, Dan provoque beaucoup, toujours comme dans le jeu Art of Fighting. Il provoque en étant debout, en étant accroupi, en sautant... Capcom a poussé la parodie jusqu'à créer un "taunting super move". Franchement du grand n'importe quoi, mais marrant. 

Gagner avec Dan est un vrai challenge que relèvent les grands experts lorsqu'ils en ont marre de toujours jouer avec Ryu, Ken ou Gouki.






dimanche 5 janvier 2014

[Retro-Gaming] La petite elfe de Shining Force 3

Il y a eu beaucoup de jeux Saturn qui ne sont pas sortis de l'archipel nippon. Shining Force 3 en fait parti. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il y a eu 3 épisodes et seul le premier a atteint nos frontières. 

Shining Force 3 scénario 1
Trois scénarios pour une même grande aventure. Dans le premier CD, le personnage principal s'appelle Synbios, il est brun et jeune seigneur d'Aspinia. Dans le scénario 2, c'est Medion, prince blond de l'empire Destonia, qui a la vedette. Enfin, dans le troisième et dernier opus, c'est Julian, jeune mercenaire du royaume d'Enrich, à la chevelure rousse. Chacun sa couleur :)...

L'édition Premium regroupait les 3 scénarios
Ces trois aventuriers vont affronter la secte Bulzome qui veut organiser le retour du dieu maléfique du même nom. Partant d'abord chacun de leur côté, ils finiront par joindre leurs forces pour combattre ces vilains méchants. Personnellement, celui que je préfère reste Medion, puisque l'épisode 2 est celui auquel j'ai joué en premier. Sur Youtube, vous pouvez revoir la superbe séquence d'introduction.


L'univers de Shining Force est médiéval fantastique. On y retrouve des chevaliers, des magiciens, des nains, des centaures, des ninjas (?!)... Sans oublier les elfes. Ah! Les elfes... J'ai retrouvé l'image de la jolie boutiquière, version elfe, avec sa fleur dans les cheveux. Snif!

Je vais prendre une herbe médicinale et ton 06 stp.
Le jeu alterne les phases d'exploration et de dialogues (parfois très longs) importants pour faire avancer l'histoire et des phases de combat au tour à tour. Chaque personnage a ses propres caractéristiques (force, magie, portée d'action, guérison...) et chaque action donne lieu à des cinématiques parfois très impressionnantes. Certaines musiques du jeu m'ont véritablement marqué.


Shining Force a enthousiasmé et frustré tellement de fans en dehors du Japon qu'un projet de traduction est né sur Internet. Il y a 5 ans, il ne proposait que la traduction en anglais de tous les dialogues du jeu. Désormais, vous pouvez "patcher" le jeu d'origine et graver une version traduite. Il faudrait que j'essaye, à l'occasion... Cela dit, c'est peut-être ce jeu qui m'a poussé à apprendre le japonais. En plus, quand vous jouez à Shining Force avec les hiraganas, katakanas et kanjis qui défilent dans les dialogues, votre imagination (en tout cas la mienne) invente plein d'histoires bien débiles :D. 

samedi 28 décembre 2013

[Retro-gaming] Virtua Fighter 2

Mon premier jeu sur Saturn fut un des meilleurs du catalogue de la console: Virtua Fighter 2. Retour sur ce monument du jeu vidéo, à l'origine de tous les jeux de baston 3D.


C'est en 1993 que Yu Suzuki, l'un des plus brillants game designers chez Sega, lançait Virtua Fighter, le tout premier jeu de combat en 3D. Alors qu'à l'époque Street Fighter et Mortal Kombat reignaient encore en maîtres dans les salles d'arcade, les développeurs de l'équipe AM2 aurait eu l'idée d'un jeu de combat en 3D en modélisant les garagistes de Virtua Racing.

La 3D introduisait des angles de caméra inédits pour un jeu de combat
J'ai longtemps bavé sur Virtua Fighter en regardant les vidéos sur Micro Kids à la télé le dimanche, mais c'est le 2e épisode que j'ai connu en salle d'arcade. Quelle claque technique magistrale, avec notamment le niveau de Shun Di, une arène se déplaçant sur un fleuve en Chine. Etourdissant!

Le pont ne put être reproduit sur Saturn malheureusement.

Virtua Fighter est un jeu de combat réaliste. Pas de boule de feu, dragon punch et autres fatalities. Un bouton pour le coup de poing, un autre pour le coup de pied et un dernier pour la garde. Tout le reste se fait via des combinaisons de touches plus ou moins intuitives. Par exemple, un middle-kick s'obtient en combinant la flèche avant-bas avec le coup de pied. La seule excentricité se situe au niveau des sauts, très Matrixiens...

Il faut beaucoup d'heures de jeu pour maîtriser les 10 combattants
L'adaptation de Virtua Fighter 2 sur Saturn fut une réussite. L'équipe de Yu Suzuki aurait compensé la faible puissance de la console par rapport à la carte arcade Model 2 en programmant le jeu en langage assembleur (!). Le résultat était assez spectaculaire à l'époque, le jeu tournant en 60 images par seconde.


Le combattant le plus abordable au départ est probablement Jacky, avec son style de combat pompé sur Bruce Lee (le jeet-kun-do), mais après des heures et des heures de combat, c'est finalement Akira qui avait ma préférence. Ce combattant proposait énormément de prises, une capacité à contre-attaquer les coups des adversaires et un enchaînement à 3 coups très difficile à sortir mais réellement spectaculaire. D'après le script de la série, il est le gagnant du tournoi Virtua Fighter 2. Dans le jeu, c'est le dernier combattant à affronter, dans une très belle arène, avec une bande-son épique nommée "Ride The Tiger".

  
Actuellement, la série en est à son 5e épisode sur XBox 360 et PlayStation 3. Graphiquement le jeu atteint des sommets. Le style des personnages est plus fun, probablement en réponse à Tekken. Chaque combattant a une plus grand palette de mouvements et les possibilités d'air combos sont plus nombreuses. Heureusement, le titre n'a pas trop perdu de son esprit d'origine.



dimanche 22 décembre 2013

[Retro-gaming] Le shoot-em-up par excellence

Il y a un jeu en particulier que je ressors très souvent: Radiant Silvergun.


Développé par Treasure, connu pour avoir aussi codé Gunstar Heroes sur Megadrive, ce shoot-em-up vertical est apparu dans un premier temps en salle d'arcade sur la carte Sega Titan Video. 

Deux moi plus tard, un portage sur Saturn était commercialisé au Japon. Le jeu ne sortira pas des frontières nipponnes. Je me rappelle l'avoir acheté en CD piraté à 250Rs (environ 75F à l'époque) sans même savoir de quoi il s'agissait.

La jaquette du jeu pirate était très fidèle à l'original.
Quelle fut ma surprise lors des premières secondes de jeu! La séquence d'introduction, sous forme de dessin animé japonais produit par le studio Gonzo, plante un scénario assez basique. Un genre d'octaèdre extra-terrestre débarque sur la Terre et menace l'humanité.


Le premier niveau laisse peu de temps au joueur de découvrir les armes du vaisseau. La borne d'arcade ne proposait que 3 touches, mais en les combinant, il était possible d'utiliser jusqu'à 7 armes différentes, toutes utiles à des moments précis du jeu. La manette de la Saturn était quant à elle parfaite avec ses 8 boutons. 


Radiant Silvergun était un jeu particulièrement difficile, mais après un mois de pratique, vous finissiez par le connaître par cœur et c'est à ce moment là que vous pouviez prendre un vrai plaisir à tout exploser sur votre passage, sur une musique particulièrement entraînante. 

Douze ans après sa sortie en 1998, le jeu est réapparu sur le Xbox Live Arcade, avec des graphismes lissés et des effets de lumière améliorés. Sur la vidéo suivante, on peut voir quelqu'un finir le jeu en 37 minutes avec seulement 3 vies, ce qui est une performance assez exceptionnelle.


dimanche 15 décembre 2013

[Retro-Gaming] Long easy right... maybe

Et voilà, ça devait arriver, le premier coup de fatigue. Je n'ai rien trouvé d'intéressant à relayer ces deux derniers jours. Même l'émulation de l'Amiga 500 avec PNaCl n'a pas suscité suffisamment d'intérêt chez moi pour en faire un post sur YphiBlog. 

SEEEEGAAAAA!
Je n'ai pas connu l'Amiga 500. Les consoles qui ont bercé mon enfance sont la Megadrive, la Super Nintendo, la Game Boy et surtout la Saturn. Je dois être un des rares mecs à avoir adoré cette machine pendant que d'autres s'éclataient sur PlayStation.

Le roi de l'émulation
Aujourd'hui, je n'ai plus vraiment le temps de jouer. XBox One, PlayStation 4 et Wii U n'y changeront rien. Mais j'aime encore parfois rebrancher ma Saturn pour une petite partie, ou télécharger un émulateur Megadrive et Super Nintendo. 

1995 :'(...
Du coup, j'ai décidé d'ouvrir une rubrique [Retro-Gaming], pour partager les meilleurs jeux auxquels j'ai pu jouer ces 20 dernières années (p... 20 ans!) et pour commencer, je pioche dans ma ludothèque l'un des jeux de courses les plus réussis sur Saturn: Sega Rally Champsionship.

Séquence d'introduction sur Saturn

Sorti en 1995 alors que la PlayStation n'avait pas encore complètement écrabouillé le marché, Sega Rally faisait parti de la deuxième génération de jeux de la Saturn, accompagné par Virtua Fighter 2 et Virtua Cop. Il a inspiré toute une nouvelle génération de jeux de courses de rally, notamment Colin McRae Rally sorti 3 ans plus tard sur la console de Sony.

La Stratos sur le circuit du Lac
L'adaptation sur Saturn reprenait fidèlement le contenu du jeu d'arcade sorti en 1994: Trois circuits (Désert, Forêt et Montagne) et deux voitures (Toyota Celica et Lancia Delta). En sortant premier au terme des 3 parcours, un 4e circuit (Lac) particulièrement ardu se débloquait. Aussi, une 3e voiture (Lancia Stratos) pouvait être jouée si vous composiez le code X-Y-Z-Y-X sur la page de démarrage du jeu.

Desert Land, ma musique préférée dans le jeu

La Toyota Celica était plus rapide mais moins facile à manier que la Lancia Delta. Quant à la Lancia Stratos, c'était une vraie savonnette qui permettait toutefois d'exploser le record sur le circuit du Désert. En forêt ou en montagne, il y a beaucoup trop de virages pour la conduire à plein régime. 

Rien de vaut le volant de la borne d'arcade.
Les circuits proposaient différentes surfaces (boue, asphalte, herbe...) avec des adhérences sensiblement différentes, ce qui était peu commun à l'époque. Cela rentrait en jeu lors des dérapages contrôlés, le dosage de freinage adéquat variant en fonction de la surface. La conduite était vraiment très fun sur Saturn. Sur borne d'arcade, avec le volant à retour de force, c'est encore mieux.

Les replays

Techniquement, Sega Rally Championship sur Saturn était une tuerie. Pratiquement aucun clipping, excellente impression de vitesse... j'y rejoue avec plaisir de temps à autre. Vingt ans plus tard, on a quand même fait de sacrés progrès, comme avec Dirt 3 par exemple: